Le Centre d’Anthropologie de la FLSH, dans sa dynamique naissante, constate de jour en jour d’importants besoins d’approfondissement des connaissances et des compétences anthropologiques, tant auprès des enseignants de ses cinq Départements, que de leurs étudiants. Et cela d’autant plus qu’aucun enseignement fondamental de cette discipline n’existe à ce jour en Tunisie. En l’absence de sciences sociales, et notamment d’un cursus de sociologie à Sousse, il souhaite conduire l’innovation en ce domaine, par les objectifs suivants :

    Proposer une formation de base sur l’étude des sociétés tant traditionnelles que contemporaines, en Tunisie au Maghreb et sur le pourtour méditerranéen voire l’Afrique subsaharienne, pour mieux comprendre leurs transformations sociales passées, présentes et à venir.

    Développer la connaissance et la prise de conscience de la diversité des sociétés et de la complexité des logiques qui les structurent.

    Apprendre aux étudiants à vouloir décoder le monde de plus en plus globalisé dans lequel nous évoluons, au prisme de miroirs qui donnent des clés pour penser et transformer notre vie en société. Les induire à percevoir les enjeux anthropologiques et sociétaux d’une question ; apprendre autour de ces enjeux à construire un questionnement, voire à conduire une enquête de terrain. Pour cela :

   - Familiariser les étudiants  à l’adoption d’une démarche comparée dans leur examen des phénomènes,

   - Les initier aux compétences et au savoir-faire des outils et de la méthodologie de connaissance, d’analyse et d’interprétation de l’anthropologie.

 

L’objectif à moyen et long terme sera d’une part de former un « noyau dur » de chercheurs en anthropologie experts dans les sociétés qu’ils étudient. Ils seront appelés à effectuer des recherches de terrain sur les sociétés du bassin méditerranéen, puis à porter et à transmettre un savoir anthropologique en Tunisie et, au nom du pays, à l’international. D’autre part, et vue la place fondamentale que tient l’anthropologie dans les sciences humaines et sociales, le second objectif sera de proposer des modules transversaux aux autres disciplines qui ciblent l’homme en société.

Le Centre d’anthropologie de la FLSH, aura trois priorités : définir la place de l’anthropologie dans les SHS ; proposer une formation de base sur l’étude des sociétés tant traditionnelles que contemporaines ; développer une méthodologie des études anthropologiques sur les cultures des sociétés du bassin méditerranéen, pour en décrire des lois de fonctionnement.

Il se déclinera tout d’abord sous forme d’une licence fondamentale comprenant des modules optionnels pour d’autres disciplines et dans le cadre d’autres cursus. Il aurait donc un double objectif spécifique et particulièrement innovant :

 

            D’une part former un « noyau dur » de chercheurs en anthropologie experts dans les sociétés qu’ils étudient. Ils seront appelés à effectuer des recherches de terrain sur les sociétés du bassin méditerranéen, puis à porter et à transmettre un savoir anthropologique en Tunisie et, au nom du pays, à l’international. 

            D’autre part proposer des modules transversaux aux autres disciplines qui ciblent l’homme en société. Tout d’abord sur la FLSH. Un module optionnel d’anthropologie serait inclus dans chaque licence : Histoire, Géographie, Lettres arabes, françaises et anglaises. Puis auprès des autres Facultés : Droit, Économie et Gestion, Beaux-arts, Médecine et santé, Écoles d’ingénieurs et technologies.

            Ce double objectif, à la fois fondamental et transversal appliqué, constituera la « niche », le « label » et l’image de marque de cette licence. Tout en suscitant un nouveau profil d’étudiants, il contribuerait à refonder l’enseignement, la réflexion et la recherche dans les disciplines en place. Puis il tracerait des « ponts » entre les institutions tout en affectant positivement la polyvalence de l’Université.